Merkabah
2ème partie - Comment redémarrer le vaisseau?
Auteur: Joël Labruyère
Avant d'aborder le processus de redémarrage de la Merkabah, il faut tenter de remettre au clair la notion de « Hiérarchie » spirituelle.
Un être « libéré », tel que le présentent les traditions spirituelles, n'est pas un esprit désincarné mais une âme vivante en possession de son véhicule d'immortalité. Certaines loges d'occultistes ont diffusé des enseignements faux où ils présentent le « corps de gloire » comme le résultat d'un développement occulte - ce qui a été interprété comme un éveil de la kundalini inférieure. Cette voie est contraire au but. La remise en marche de la Merkabah n'a rien de comparable pour la raison que ce véhicule d'immortalité n'est pas dépendant de nos capacités naturelles. Cela est souvent difficile à comprendre pour les tempéraments tournés vers l'occulte. Les maîtres de la voie abrupte sont catégoriques : « le développement des pouvoirs psychiques n'a aucun sens du point de vue de la libération ». Nous pensons à Krishnamurti qui a vécu toute sa vie avec « une puissante cylindrée au-dessus de la tête », et qui déconseillait toute forme de pratique magique ou occulte. Comme d'autres instructeurs, Krishnamurti parlait de la Merkabah - peut importe le nom qu'on lui donne - et c'est pourquoi son message nie toute intervention de l'ego dans le processus d'éveil. L'ego doit s'effacer. Cela nous délivre de la lutte pour parvenir à un résultat. Pourquoi exiger l'impossible d'un organisme naturel qui n'existe que pour assurer la survie biologique ? Une nouvelle conscience doit naître en nous par un processus de transmutation et non par une expansion du moi. Les anciens Taoïstes disaient : « Le sage est comme l'enfant au sein de sa mère ». L'Evangile dit : « Laissez venir à moi les petits enfants », ce qui ne veut pas dire qu'il faut régresser, mais qu'il faut lâcher prise.
Ceux qui ne peuvent comprendre ces nuances s'engagent aveuglément sur les voies d'expérimentation ésotériques ou mystiques, jusqu'à ce qu'ils se butent à la limite infranchissable. Cela peut durer longtemps jusqu'à ce que ce cri nous échappe : « J'en ai assez ! Maintenant, je veux la vérité vraie ! » La connaissance de la Merkabah, le vaisseau d'immortalité qui nous entoure mystérieusement, nécessite simplement qu'on se souvienne de son existence. Ce rappel ne se commande pas et rien ne peut le déclencher, ce qui rend les enseignements de la « voie directe » désespérants pour ceux qui manquent de la foi véritable. La foi est une intuition qui est un état de réalisation concrète. La foi n'a rien à voir avec les croyances, les doctrines et les dogmes.
La foi véritable ne s'exprime pas de manière spectaculaire ou névrotique. Elle peut même apparaître comme un manque de foi car elle ne dépend pas des idéaux répertoriés. C'est une certitude qui est dans le sang. Elle se renforce même dans le doute, car celui qui dispose de la foi véritable peut douter sans risquer de perdre l'essentiel. La foi est le plus grand des pouvoirs, car elle seule peut décider de remettre la Merkabah sur la piste d'envol. Sur la base de la foi, les « libérés » ont détaché les amarres qui retenaient leur corps d'immortalité au plan de la densité, et ils sont partis vers un éternel voyage. Ceux qu'on nomme les « âmes libérées » forment des flottes de vaisseaux spirituels qui naviguent vers les dimensions supérieures de l'univers. Savoir que les grands êtres spirituels sont des vaisseaux de lumière nous délivre des fantasmagories de l'astralisme, des channels et de leurs ectoplasmes de l'occulte. On ne contacte pas ces vaisseaux comme on entre dans un moulin. Il faut les codes, les accords, et un ordre de mission. Une fraternité de Merkabahs constitue une formation qu'on peut comparer à un vaisseau-mère. Un tel groupe énergétique forme une confrérie comme toutes celles du passé qui ont quitté la base terrestre pour le centre des univers : esséniens, manichéens, cathares, hermétistes d'Orient et d'Occident, sangha bouddhiste, taoïstes, etc... Toutes les civilisations ont généré des vagues de libérés. Ceux-là ont remis en marche leur flotte de vaisseaux spirituels après avoir reçu les autorisations du vaisseau-mère qui supervise les manœuvres durant leur retour vers le centre des mondes. C'est l'évolution éternelle. Représentons-nous ces fraternités comme les maillons d'une grande chaîne d'âmes intégrées à la Hiérarchie cosmique. Elles sont comme des systèmes planétaires autonomes. « Il y a de nombreuses demeures dans la maison de mon Père ». Il y a de nombreux vaisseaux qui sillonnent l'éther universel.
Les techniciens de l’Esprit
Tant qu'il demeurera des âmes emprisonnées dans l'illusion du monde, la Grande Fraternité se tiendra à la limite de notre champ d'existence en stimulant les vocations au grand départ. Ce processus est scientifique et c'est pourquoi rien n'arrive au hasard dans l'univers inter-dimensionnel. Tout est numérisé dans le Livre de la Vie où figure le « nom nouveau » de notre être spirituel véritable. La Grande Fraternité des âmes libérées envoie régulièrement sur notre planète des travailleurs spirituels capables de remettre en état nos circuits de transfert vers le monde divin. Chaque instructeur mandaté par la Fraternité recrée une méthode de libération, non qu'il y en ait plusieurs, mais de manière à s'adapter au niveau de ceux qu'il contacte. Chaque instructeur spirituel qui a formé des disciples est chargé de traiter un certain aspect de leur « vaisseau ». C'est pourquoi, il est souvent préférable dans cette phase de préparation, que ces instructeurs parfois dogmatiques, ignorent jusqu'à l'existence de la Merkabah car dans le cas contraire, ils ne pourraient appliquer leurs doctrines fragmentaires. D'où l'utilité de la moindre secte, et qu'importe si chacune se croit détentrice de la vérité exclusive.
Les maîtres spirituels qui travaillent directement sur le microcosme humain ont opéré un contrat avec la Fraternité des âmes libérées, et ils n'ont pas le droit à l'erreur. Il y a donc différentes sortes d'instructeurs spirituels, et nul ne peut considérer l'un comme supérieur à l'autre car dans l'économie planétaire, certains sont des héros chargés de missions ingrates que le public méprise. Les gens sont conditionnés par les images d'Epinal de la sainteté, mais la libération est au-delà des préjugés et des bondieuseries. Derrière les enseignements qui présentent des principes identiques, se dissimulent des opérations plus secrètes – les réparations de la Merkabah par les ingénieurs célestes.
Les techniciens de l'Esprit doivent souvent dissimuler le but de leur intervention derrière un message de sagesse « conforme ». Ils travaillent dans la clandestinité sur la Merkabah dont ils réparent les circuits sur plusieurs niveaux énergétiques. Comme en médecine, celui qui soigne les yeux ne répare pas le cœur, pour autant que cette métaphore restitue une idée de la diversité des instructeurs venus remettre en état les organes endommagés de notre divine Merkabah.
Ne connaissant pas la raison de ce travail entrepris dans l'instant même où l'humanité s'est écartée de la source originelle, l'homme terrestre n'y comprend rien. Ses gardiens planétaires l'occupent avec des religions qui lui permettent d'évoluer jusqu'au point où il peut reprendre conscience de sa destinée divine. « Dieu n'abandonne pas l’œuvre de ses mains » C'est pourquoi des vaisseaux-mères veillent en permanence dans le système solaire. Les signaux qu'ils émettent nous atteignent impersonnellement. Ils ne forcent rien, contrairement aux basses hiérarchies planétaires qui répandent des messages télépathiques pour influencer notre mode de vie et notre pensée. Par exemple, l'importance politique de la « grande loge blanche du Tibet » est capitale dans la mondialisation. Sa sollicitude est intéressée. C'est de la propagande pour nous enchaîner au plan terrestre par l'idéal d'un « monde meilleur ». Au contraire, pour la fraternité spirituelle régulière, chaque âme est l'objet d'une grande attention dans le respect absolu de son libre arbitre. L'on nous connaît bien mieux que nous ne nous connaissons nous-mêmes. D'autre part, ne confondons pas les vaisseaux de lumière avec les engins extraterrestres venus d'autres systèmes pour des raisons « économiques ». Il y a beaucoup de monde dans l'atmosphère, et pour nombre de raisons. Les hiérophantes chargés de superviser notre réintégration nous assistent depuis un immense vaisseau-planète où sont codés nos circuits individuels depuis le début du périple dans l'espace-temps.
En fonction des cycles cosmiques et des variations des influx électro-magnétiques universels, ils émettent des signaux de nature à stimuler positivement nos capacités d'éveil. Contrairement aux contes de fée de l'occultisme, les hiérophantes ne se manifestent pas personnellement, ce qui serait une ingérence dans notre vie, sachant que les hommes ont toujours tendance à déifier ce qui vient du ciel. Il faut donc rejeter l'imagerie des « maîtres ascensionnés » et des « maîtres de grande loge blanche » qui usurpent le nom de Jésus ou des archanges de la tradition. Un vrai maître spirituel ne tolère pas qu'on adore une image de lui-même, ce qui n'interdit pas la tendresse et le respect. Les lucifériens caricaturent les « avatars » dont ils ont fait des idoles popularisées. Un maître spirituel vient sur Terre pour rassembler un groupe d'âmes par affinité karmique - il forme une famille d'esprit - mais il ne se déclarera pas « sauveur du monde ». La sagesse enseigne : « Christ peut naître mille fois sur la Terre, s'il n'est pas né en toi, il est né en vain ». Toutes les recherches de preuves historiques sur l'existence des grands initiés du passé sont vaines du point de vue de la vérité intérieure. Les écrits sacrés parlent un langage qui s'adresse à l'âme. Le gnostique est entré dans le monde intérieur où l'histoire extérieure n'a aucun sens. La Merkabah qui est le sanctuaire de l'âme est inviolable et le bruit du monde ne l'atteint pas. Du point de vue de la Gnose, le Temple de l'Esprit est notre vaisseau, notre demeure spirituelle.
Le décollage de la Merkabah
Comment bâtir le Corps de Gloire ? Cette question est souvent posée et il faut tenter d'y répondre malgré les risques de malentendu. Voici quelques éléments théoriques pour permettre aux chercheurs de vérité de s'orienter, sans leur imposer un système.
La Tradition enseigne que le centre de la Merkabah coïncide avec le cœur organique, et spécialement avec un point du ventricule droit appelé « atome primordial ». Ce « germe du corps de gloire » ne doit pas être confondu avec le chakra du cœur que certaines écoles stimulent par la méditation. L'atome-germe est indépendant de l'organisme mais il peut agir sur le système glandulaire. C'est le sanctuaire du « code génétique » du prototype humain éternel. Ce « code divin » ne peut être forcé par une culture mystico-ésotérique. Il est inviolable et aucune science ne peut le manipuler. C'est le dépôt sacré. Si l'on imagine la Merkabah comme une sphère de 30 mètres de diamètre, son centre mathématique coïncide avec le cœur physique. L'Évangile a mis en image la « naissance de Jésus dans la grotte de Bethléem » pour figurer la présence d'un germe divin en l'homme. Bethléem est la « Maison du pain de Vie », ce qui indique que l'atome originel est le foyer du divin. Lorsque l'atome-germe est stimulé par l'Esprit, alors commence le processus de régénération de l'alchimie interne. Un nouvel être va naître. D'abord l'atome produit des signaux qui rayonnent vers le sternum – le rayonnant. Ensuite, la glande du thymus et stimulée à refabriquer des hormones de croissance. Ce processus organique de renaissance permet de ré-alimenter les circuits subtils de la Merkabah dont les feux s'allument peu à peu comme des étoiles intérieures. Le corps de gloire émerge dans sa mystérieuse splendeur, laquelle ne peut pas être perçue par les clairvoyants. Dans la personne, cette renaissance s'opère dans le silence de la nuit de l'âme, et on pourrait dire, à l'insu du « vieil homme ». Lorsque le microcosme-merkabah est régénéré, une nouvelle personnalité se retrouve aux commandes. Alors, le support psycho-organique - vous et moi - qui a servi de nourrice peut céder la place par le processus de la mort naturelle - simple formalité dans ce cas, car la mort a été vaincue.
Mise en Ligne: 08.01.10 | Extrait de Kali Yuga
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