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Origine spirituelle de la crise énergétique Origine spirituelle de la crise énergétique C.R.O.M.
Entrevue avec le Pr. Ladorevsky

Auteur: C.R.O.M.

Le professeur Ladorevsky est un chercheur à l’esprit libre qui a accepté de discuter d’une question inhabituelle. Nous avons ouvert le dialogue sur le thème de la chute et de la rédemption de l’humanité. Un défi pour ce scientifique érudit et fair-play.

L’écosophe: En survolant la documentation disponible sur la fameuse énergie libre, je suis mal à l’aise, car j’y retrouve toujours l’idéologie machiniste. Pourquoi les chercheurs ne comprennent-ils pas qu’il faudra changer de civilisation avant de parler d’un juste emploi de l’énergie libre ?

Professeur Ladorevsky: Excusez-moi, mais comment laisser dire une pareille absurdité ? L’énergie libre n’est pas un fantasme. C’est une source d’énergie dont l’existence est démontrée et qui a fait ses preuves expérimentalement en faisant fonctionner des appareils devant témoins dans des conditions scientifiques. On a soulevé des engins dans les airs sans carburant ni courant électrique. On pourra un jour fabriquer des machines pour tous les usages, et ils remplaceront la technologie actuelle si coûteuse et polluante.

L’écosophe: C’est bien là le problème. Vous voulez nous fabriquer des machines, encore des machines, et toujours plus de machines. Vous ne vous êtes pas demandé si une autre vision de l’existence est possible. Et si nous n’en voulions pas de vos machines propres ? Vous êtes-vous demandé si nous, les êtres humains, nous ne voudrions pas vivre autrement qu’avec des prothèses ?

Ladorevsky: Je suis perplexe. Je m’attendais à un dialogue étrange mais là, ça dépasse mon entendement. Je suppose que c’est une technique pour me pousser d’emblée dans mes retranchements ? Vous voudriez retourner à la préhistoire, revenir à un mode de vie primitif ? Cela coupe court à toute discussion sur les énergies et les technologies du futur. Je suis désolé, mais vous êtes en train de nier le seul espoir d’opérer la transition vers une civilisation plus respectueuse de l’environnement, tout en maintenant un haut niveau de technologie. Si c’est la jungle que vous voulez, rien ne vous empêche de vous y retirer, mais sachez tout de même que les gens ne vous suivront pas dans les arbres.

L’écosophe: Il y a un malentendu, professeur. J’ai commencé par vous dire qu’à mes yeux la technologie basée sur l’énergie libre était une idée aussi consternante que les élucubrations du new age. Avec l’une comme avec l’autre, on ne bouge pas, on ne fait que replâtrer le système ancien. Dans les milieux écolos de sensibilité nouvel âge, on vénère Tesla comme le père de l’énergie libre, et cela à juste titre. Mais pour qui a travaillé Tesla ? Qui a récupéré ses découvertes ? Vous le savez autant que moi, c’est la CIA et certaines sociétés secrètes qui ont bénéficié de ses travaux.

Ladorevsky: Certes, certes, mais il fallait bien que Tesla trouve des moyens financiers pour mener ses recherches et ses expériences parfois très onéreuses.

L’écosophe: Je ne vous dis pas le contraire. Je connais des gens qui ne trouvent pas d’argent et qui continuent quand même leurs recherches. Ils ne collaboreront jamais avec l’armée ou les instituts officiels car ils savent trop bien ce qui est derrière.
Non, le fond du débat n’est pas là. Je veux simplement vous dire que votre vision du monde est conditionnée par la civilisation matérialiste et le machinisme. Vous ne pouvez vous empêcher de visualiser un monde sans engins pour bouger, produire, voler, et pour toutes sortes d’activités souvent inutiles. J’ai commencé par vous donner mon sentiment, une sorte de dégoût envers une civilisation aussi matérialiste, qui n’a aucune idée des pouvoirs réels de l’être humain et qui ne cherche même pas à les découvrir.

Ladorevsky: Je vois ce que vous voulez dire. Bien. C’est donc ça, vous voudriez revenir à une vie bucolique sans souci pour l’aspect matériel des choses. Vous voudriez revenir au mode de vie des aborigènes ou des amérindiens, mais je crois que vous vous faites des illusions. Ils sont constamment occupés à chercher à manger et à se protéger. Nous avons précisément inventé des appareils pour amoindrir la dureté de l’existence. Seulement voilà, ces machines sont dépassées, et il faut trouver d’autres manières de produire de l’énergie.

L’écosophe: Non, il ne s’agit pas de revenir en arrière, mais au contraire de faire un bond en avant. Je crois que pour avancer dans notre dialogue, il faut d’abord remettre certaines données à plat. Vous avez sans doute des connaissances dans le domaine scientifique, et une certaine rigueur de pensée, mais pouvez-vous admettre que d’autres disposent également de données, d’une nature, disons, plus métaphysique ?

Ladorevsky: Oui, bien entendu. Je ne suis pas un scientiste fanatique sinon je ne serai pas un défenseur des énergies alternatives, qui rappelons-le, sont souvent dénigrées par les scientifiques.
Je conçois très bien l’idée d’une logique métaphysique qui serait parallèle à celle de la physique. Mais je suis au regret de vous rappeler que nous vivons dans le monde physique et que votre soi-disant logique métaphysique demeure de l’ordre de la spéculation, sans préjuger de sa validité sur d’autres dimensions.

L’écosophe: Parfait. Nous sommes en phase. Je vais essayer de vous montrer pourquoi nous n’avons pas besoin de toutes ces machines et de la technologie de prothèse. Il faut nous reporter très loin en arrière, dans un temps où le monde n’existait pas.

Ladorevsky: Bigre, la démonstration s’annonce plutôt désincarnée. Au temps où le monde n’existait pas…vous voulez dire avant le big bang ?

L’écosophe: Je vous en prie, ne ramenez pas les théories scientistes ringardes. Votre big bang est une invention d’un cabaliste du 16ème siècle qui expliquait ainsi l’explosion originelle : le créateur s’est retiré en un point et a implosé. C’est la théorie du Tsim-Tsoum d’Issac Luria, le retrait de l’énergie universelle en un point de concentration extrême. Et boum !

Ladorevsky: Hum, c’est exact. Vous voulez parler du cabaliste Luria, le maître de Safed. Oui, il est fort possible qu’il soit l’inventeur de la théorie du big-bang, ou pour être plus exact, il est possible qu’on lui ait emprunté l’idée, comme on le fit avec nombre d’autres théories scientifiques. Un mystique se cache souvent derrière les théories scientifiques sur l’univers.

L’écosophe: Vous admettez que des théories scientistes puissent être d’origine spéculative. Pourquoi l’esprit ne pourrait-il pas connaître la vérité par la réflexion philosophique et l’inspiration ?

Ladorevsky: D’accord. J’admets cela parfaitement. Je crois qu’il existe une vérité universelle, et par conséquent, l’être humain doté de facultés supérieures peut en capter des éléments.

L’écosophe: Dans ce cas, admettez-vous que l’on puisse, en toute modestie, savoir quelque chose sur l’origine de l’homme avant la naissance de notre monde ?

Ladorevsky: Savoir ce qu’il y avait avant le commencement du monde, en toute modestie? C’est le mot «modestie» qui est surprenant. Comment peut-on imaginer cela en dehors d’une représentation mathématique ? Mais, soit, admettons que certains êtres aient accès à des données imprimées dans l’éther de l’univers. Je vais vous surprendre, mais je connais le concept d’akasha, la substance originelle où tout est enregistré depuis le fond des âges. J’ai trouvé cette idée dans la théosophie car je voulais vérifier s’il est vrai qu’Einstein s’est inspiré des théories occultistes de la Doctrine Secrète. Il paraît que ce livre était sur son bureau. Pour ce que j’en sais, il y a peu d’enseignements qui décrivent l’univers avant la naissance de notre monde.

L’écosophe: Il y en a, mais c’est extrêmement rare, à moins qu’on puisse pénétrer l’ésotérisme des mythes des cultures antiques. Je vais essayer de vous en exposer une version aussi simplement que possible sans m’écarter de notre discussion sur l’énergie libre. Je ne lâche pas le fil, mais je vais devoir faire un détour pour revenir à notre sujet.
Il y a deux grandes écoles ésotériques, l’orientale et l’occidentale. Je vais vous parler de la cosmogonie occidentale car elle est proche de notre logique. Une école orientale exprimerait les choses plus allusivement.
Lorsque le principe créateur -Dieu comme on l’appelle couramment- émet une idée, cette flamme divine jaillit de la source comme une copie fidèle de l’émetteur. La tradition universelle enseigne que trois principes entretiennent la dynamique de la création. Dieu étant Sagesse, Amour et Force, ces trois qualités se retrouvent dans chaque créature formée originellement. Or, il arrive que cette divine harmonie soit perturbée. Admettez-vous cette idée des trois principes célestes de «vérité, bonté et force» ?

Ladorevsky: Ces trois principes seraient la structure essentielle des mondes. Tout ce qui émanerait de l’univers serait moulé d’après ce modèle originel. Je ne suis pas spécialement calé en philosophie, mais il semble vraisemblable que toute dynamique soit trinitaire. Si l’on prend les deux grandes forces de l’attraction et de la répulsion, on doit y adjoindre un élément neutre pour l’équilibre. Dire que Dieu est vérité, amour et puissance c’est sans doute transposable en physique, mais je ne m’y risquerai pas d’emblée.

L’écosophe: C’est pourquoi l’on dit que l’homme a été créé à l’image de Dieu. Sur le plan métaphysique l’être humain est une émanation de la source de vie, tel un dieu, fils de Dieu.

Ladorevsky: Cela est en contradiction avec les doctrines religieuses orthodoxes, pour autant qu’elles aient été établies à l’usage du grand nombre, car l’on sait que chaque religion a un enseignement secret relié à la tradition primordiale. Vous parlez sans doute de la création d’un être avant le temps historique de la Genèse. Est-ce l’homme originel - l’Adam Originel des cabalistes - avant sa formalisation par les puissances de la manifestation ? Ce sont elles que l’on nomme Elohim -c'est-à-dire littéralement «les dieux manifestés».
Il y aurait un temps absolu avant le temps linéaire. C’est logique de mon point de vue. Sur ce niveau métaphysique supérieur, l’être humain, comme toutes les créatures, est à «l’image de Dieu» c'est-à-dire un reflet de la pensée divine. On doit retrouver en chaque être vos trois principes universels de «vérité, amour et force». Est-ce votre idée ? Je ne vous dis pas que je suis d’accord, mais je veux faire avancer la réflexion.

L’écosophe: Ce n’est pas une idée personnelle. Je suis incapable d’imaginer à quoi ressemble un «dieu né de Dieu». C’est traditionnel.
Donc, le dieu-homme a été créé à l’image et selon les principes de l’univers, et il dispose en lui de trois noyaux où sont concentrées les forces divines. C’est pourquoi les traditions spirituelles disent que l’homme originel est un résumé de l’univers, un microcosme, une image du monde. Si vous connaissez la «Vision d’Ezéchiel» de la bible, vous pouvez vous représenter l’homme originel comme la Merkavah -le vaisseau- dont parle le visionnaire. Ce n’est pas un ovni. Ezéchiel nous décrit le microcosme humain avec ses trois moteurs énergétiques qui rayonnent: la Connaissance, la Bonté et la Puissance à l’image de leur source créatrice. Le langage religieux dit «à l’image et à la ressemblance de Dieu». Ou bien ce n’est là qu’une formule littéraire ou c’est une réalité structurelle.

Ladorevsky: La Merkabah ? Oui, parfaitement, en tant que juif, j’en ai entendu parler, mais je me suis toujours demandé ce qu’était cette espèce de vaisseau extraterrestre décrit par le prophète Ezéchiel. Les rabbins que j’ai croisés ne m’en ont jamais donné une explication satisfaisante. Ils parlent de la «Présence Divine», la mystérieuse Shekina, et les mystiques juifs ont élaboré une théologie à partir de cette idée de «présence de Dieu». Avec les représentants de l’orthodoxie, on frôle vite l’hérésie si on cherche à aller plus loin.
Ainsi, la Merkavah serait le corps de l’âme humaine tel qu’il fut créé à l’origine, bien avant que n’apparaisse l’homme incarné, le second Adam, l’Adam terrestre rejeté de l’Eden. J’admets cette idée. Elle est traditionnelle, quoique les orthodoxies qui sont nécessairement conservatrices et attachées à l’ordre établi, n’aiment pas qu’on fasse la distinction entre un homme céleste et un homme terrestre. Je suis très intéressé par l’idée que «le dieu émané de Dieu» soit un système atomique formé de trois noyaux. C’est bien cela ? C’est un langage qui me parle.

L’écosophe: Oui, le système Merkabah-microcosme, autrement dit le champ de rayonnement de l’âme, est une sphère composée de champs magnétiques d’une puissance indescriptible puisqu’ils sont directement connectés à la source de l’énergie universelle.
Il y aurait deux noyaux internes tournant l’un autour de l’autre, et un troisième qui décrit un grand cercle formant la limite de cette structure. C’est assez enfantin comme explication, et j’espère qu‘un jour des savants se mettront à étudier cette question.
Heu… je vois à votre sourire que ce n’est pas demain la veille, mais on peut toujours ouvrir des portes. Peut-être qu’un jour on étudiera la vraie science lorsque toutes les idioties matérialistes seront épuisées.
Ainsi, rien d’inharmonieux ne peut pénétrer dans le système de l’âme pour perturber l’unité éternelle de ses deux principes internes qui sont dans une relation masculin-féminin. L’être humain originel est androgyne, sa polarité étant englobée dans un champ magnétique neutre. L’union harmonieuse des noyaux internes, le jeu amoureux des contraires pourrait-on dire, génère une personnalité éternellement jeune et dynamique dont nous avons gardé la nostalgie.

Ladorevsky: Ce serait une individualité immortelle vivant dans la plénitude des rayonnements de la Vérité, de l’Amour et de la Puissance divine. Cet état paradisiaque était pour chaque individualité comme un royaume intime inviolable. Je repense à cette légende sur l’enfance du Bouddha qui vivait dans un palais princier, protégé de tous les soucis et afflictions du monde. Un jour, il s’échappe et découvre l’horreur de l’existence, ce qui peut être vu comme une allégorie de la chute hors du divin. Le Christianisme parle du «fils prodigue».
Pour l’homme originel, tout n’était que perfection à l’image de l’absolu. Mais alors, pourquoi enregistre-t-on une rupture, une perte de niveau, une chute, la division des sexes, la génération, la douleur, la mort et tout le reste ? Comment cela arrive-t-il dans un univers divin fondé sur des principes de vérité, d’amour et de force ? Comment pénètrent des aberrations comme l’erreur, la haine et la maladie ? Je crains qu’il ne manque une série de chaînons à votre raisonnement. Entre la Merkavah divine, qui serait le corps de l’âme, et l’état actuel de mon existence, je constate qu’il y a eu une rupture. Il faut être de mauvaise foi pour nier l’évidence d’une chute.

L’écosophe: Tout à fait, il manque quelque chose. C’est ce qui a jeté dans la perplexité nombre de philosophes et semé la confusion dans les doctrines théologiques. Alors, par facilité et sans doute aussi par souci de contrôle, on a raconté aux masses que l’homme terrestre avait été créé sous la forme qu’il possède actuellement. C’est un mensonge terrifiant, une atteinte cruelle à la dignité de l’âme, quoiqu’en pensent les «humanistes» si fiers de leur sort d’animal pensant. Or, cet homme matériel est condamné à mort dès sa naissance. N’est-ce pas la réalité ?

Ladoresvky: Je dirai que c’est une façon assez directe de résumer la vie en ce bas monde. C’est aussi le constat du Bouddhisme ; la naissance est souffrance. Il faut retourner au Nirvana. De son côté, le Christianisme dit que le «royaume des Cieux n’est pas de ce monde». Continuez, je vous prie…

L’écosophe: Le microcosme humain était formé de trois noyaux –une âme triple si l’on veut. Il était comme un vaisseau autonome se propulsant à l’aide de trois turbines à énergie libre, si je peux me permettre cette image.
Ces trois noyaux énergétiques se trouvent en nous à l’état de vestiges, sous l’aspect de notre esprit, de notre affectivité et de notre instinct vital. Nous sommes constitués de ces trois centres sur le plan organique. Selon les principes universels, il ne peut en être autrement. Mais ces centres sont dégradés au point de fonctionner de manière anarchique, l’un dominant l’autre dans une cacophonie atroce.

Ladorevsky: Les faits le démontrent assez, nous sommes structurés d’après les pensées, les sentiments et les instincts. Et l’harmonie ne règne pas entre ces trois plans énergétiques.
Qu’est-il arrivé à cet être originel, doté de facultés divines, et duquel émanaient une puissance et une beauté merveilleuse ? S’il était immortel, pourquoi est-il tombé dans un état mortel ?

L’écosophe: Dans l’ordre divin, les créatures vivent dans une perpétuelle adoration et le service sacré envers la source de leur vie. C’est l’harmonie des sphères. Ce chœur merveilleux fait tourner les mondes, et des myriades de hiérarchies célestes s’élèvent vers les cimes de l’évolution divine infinie, car l’univers veut le meilleur pour ses créatures. Mais cette évolution infinie dans l’Amour et la Connaissance est également fondée sur la liberté. C’est à cause du libre-arbitre que le système parfaitement harmonieux peut enregistrer des dissonances.

Ladorevsky: Parlons de la dissonance. Elle aurait été d’une telle ampleur qu’elle aurait généré une rupture dans l’ordre divin, jusqu’à produire un bannissement hors des royaumes célestes. Ce serait une malédiction…

L’écosophe: Non, ce n’est pas ainsi. La théologie religieuse dogmatique parle d’un péché originel, mais il faut savoir de quoi on parle. Reportons-nous à cet état de conscience que les orientaux nomment le Nirvana, ce qui signifie le «non-être», et que le Christianisme nomme le «Royaume des Cieux».
Ce n’est pas un état informel et vide, un néant comme l’ont d’abord cru les orientalistes. C’est en réalité la structure stable de l’univers. Dans ce milieu d’énergie pure, les êtres font des expériences mais ne vivent pas les uns au détriment des autres, ni dans la séparativité. Il n’y pas d’ego négatif tel que nous l’entendons pour accaparer des forces à son profit, pour léser autrui, ou pour agir contre les lois universelles. C’est un état qu’on peut résumer par l’idée de non-être, oubli de soi, béatitude, mais qui n’exclut pas l’individualité, bien au contraire. L’être créé à «l’image de Dieu» vit dans l’extase du don qu’il reçoit et qu’il donne. Il rayonne vers l’extérieur la force de la bienveillance, cette puissance d’amour qui est dans son noyau interne comme l’énergie considérable concentrée dans un atome.
L’état de non-être signifie Béatitude. Il y a bien une individualité, l’enfant de l’unité des pôles masculin et féminin intérieurs, mais cette personnalité est accordée aux lois universelles. Je ne sais pas comment exprimer cela autrement. On manque de références et d’images car les religions ont dit : « Ne cherchez pas à savoir. Croissez et multipliez. Obéissez aux autorités et vous obtiendrez le salut ». Il a toujours été très mal vu de parler de la vie divine.
Je veux simplement dire que le monde originel n’est pas le monde des occultistes et des médiums. Ce n’est pas le monde où l’on va après la mort. On ne peut accéder à ce monde que par la grande libération -la rédemption structurelle- en remettant le vaisseau de l’âme en état de marche.

Ladorevsky: C’est merveilleux, mais pourquoi n’en est-il plus ainsi ? Je comprends que les paradis des religions ne sont qu’un faible reflet de ce monde originel. Les âmes en incarnation projettent des images et ces images finissent par animer les espaces de l’au-delà, jusqu’à nous faire prendre les vessies du monde des désincarnés pour les lanternes du paradis nirvanique.
Bien, quelle est la suite de votre histoire ? Je pressens qu’il s’est passé quelque chose de terrible pour que l’homme-dieu en arrive à se croire descendant du chimpanzé.
En termes de physique, nous dirions qu’à l’origine l’énergie centrifuge de l’amour en perpétuelle expansion s’est laissée dominer par un courant centripète qui a bloqué le système. Cela s’est inversé, avec pour conséquence la catastrophe originelle qui est relatée par les anciennes cultures. Ce serait l’origine du mythe de la chute de l’homme. L’énergie explosive s’est déréglée par maladresse, et elle a dévié dans une direction qui n’est pas acceptable selon les lois universelles.
J’ai trouvé trace de cette idée chez le physicien anglais David Bohm. Dans un entretien «Sur l’Intelligence» avec Krishnamurti, il admet que l’univers se serait fractionné en deux courants, l’un régulièrement connecté à la source universelle, et l’autre déviant, donnant naissance au «flot de la peine». Il semble que cette dérive soit issue d’un accident lorsque l’être humain a voulu agir pour son confort personnel. Donc, il y aurait eu un mouvement centripète contraire au flux centrifuge de l’amour.

L’écosophe: Oui, la béatitude est un état d’oubli parfait de soi. Nous le savons par expérience à notre niveau, il suffit de lâcher prise pour que l’harmonie se rétablisse, tout au moins en nous-même, même si les circonstances nous sont hostiles.
Pour un être divin, le mouvement centripète d’égocentrisme est impossible, au risque de tomber dans une fascination de soi dont la conséquence sera une véritable explosion atomique. C’est l’intensification extrême de la chaleur de l’énergie, retournée sur elle-même. On peut imaginer l’extrême violence de cette inversion énergétique chez un dieu doté de la puissance cosmique.
Je suis conscient que je parle d’un processus incompréhensible à notre niveau d’existence.
Un mythe comme celui de Narcisse décrit cet accident. L’homme originel paré de qualités divines est tombé en admiration devant sa propre beauté, et n’a pas pu s’en détacher, jusqu’à se noyer dans l’eau de la matière pour suivre le reflet de sa propre image.

Ladorevsky: Les théologiens sont loin d’expliquer les choses ainsi. Pour eux l’origine du mal est mystérieuse, et on a fait porter la casquette au diable. Puisque Dieu, le créateur suprême a créé l’homme à son image, il lui a donné également la liberté. Le contrat ayant été rompu, qu’est-il arrivé ensuite ?

L’écosophe: Voir les choses ainsi demeure enfantin. Il n’y a pas de dieu vengeur car les lois universelles se protègent d’elles-mêmes. Elles sont inviolables, et celui qui brise les principes sacrés s’exclut de lui-même. Il n’est pas rejeté ni maudit, mais il se retrouve isolé, pour sa sécurité et celle des hiérarchies célestes.
On ne peut détourner les énergies saintes, sans tomber dans le chaos. Le chaos n’est pas un vide mais un état non ordonné. Les rayonnements sacrés ne pénètrent pas dans ce domaine ténébreux. Cela ne signifie pas que la vie s’arrête, mais qu’elle prend un caractère «diabolique».
Cependant, la création divine est indestructible, et ainsi en est-il de notre corps spirituel. Nous disposons donc d’un temps infini pour réparer. C’est le sens du mythe du rachat des péchés. Il n’y pas de dieu vengeur qui saccage son œuvre ratée avec colère.
Par contre, le principe de la bienveillance universelle permet à des intelligences supérieures de prendre en charge les conséquences d’un accident comme celui que nous avons subi. Prendre en charge signifie se sacrifier pour réparer les dégâts. C’est le sens du sacrifice du Christ tant symboliquement qu’historiquement. C’est un service de dépannage gratuit, mais il faut au moins que nous désirions être dépannés, ce qui est loin d’être le cas !

Ladorevsky: Je ne me sens aucunement identifié à une imagerie religieuse sclérosée. Je constate avec satisfaction que votre vision de l’intervention messianique est universelle, perpétuelle, non attachée à un peuple ou à une race, et dénuée d’intention temporelle. Je suis d’accord, et c’est là que je m’écarte de la religion de mes ancêtres juifs qui attendaient un justicier dans l’ordre de l’espace et du temps.
Mais que s’est-il passé aussitôt après l’explosion originelle ?

L’écosophe: Un vide est apparu dans le système du microcosme, comme un trou dans la cellule centrale du corps de l’âme. La personnalité glorieuse avait disparu. Le système semblait éteint sans toutefois être totalement privé de vie. Plus de conducteur dans le char céleste. Pour certaines âmes, le noyau désintégré était le masculin et pour d’autres c’était le féminin. Cela entraîna ultérieurement la séparation des sexes sur le plan physique. On était face à un drame cosmique : des personnalités divines étaient paralysées, comme mortes, et il fallait intervenir pour restaurer leur système énergétique. Les vaisseaux des âmes endormies erraient alors dans l’espace cosmique sans but ni direction. C’est pourquoi les intelligences supérieures qui nous parrainent lancèrent un plan de salut.
Ils ont d’abord rassemblé les systèmes accidentés dans une partie de l’espace en prenant soin de boucler la zone pour qu’aucune vie étrangère ne risque d’y pénétrer, et afin de protéger les autres hiérarchies d’éventuels actes incontrôlés en provenance de la vague de vie rebelle.
Je vois que vous souriez comme si je vous racontais une histoire de science-fiction, mais tout cela est très logique. C’est parce que nous avons été déformés par des fadaises théologiques sans aucune consistance que nous avons du mal à admettre le principe «ce qui est en bas est comme ce qui est en haut». La vie est réelle sur tous les plans.
Il fallait créer un système solaire adapté aux organismes spirituels dénaturés, et y injecter une greffe organique. Ce greffon c’est vous et moi. Les grandes intelligences ont donc placé ces vies blessées dans un espace qui correspond à leur état vibratoire. C’est à ce moment que commence l’histoire de la création qui est narrée dans le livre de la Genèse. Une formidable épopée dont nous n’avons pas trop à nous glorifier, compte tenu que ces millions d’années d’essais souvent ratés ne furent pas une partie de plaisir pour nous et pour nos sauveteurs célestes auxquels nous faisons subir tant de déboires et de frustrations.

Ladorevsky: Voilà quelque chose que je n’ai jamais entendue dire. Vraiment, c’est surprenant, et Dieu sait si j’ai avalé des théories cosmogoniques. Vous êtes en train de m’affirmer, à moi, scientifique patenté de la caste que vous méprisez tant… non, non, je vous connais et c’est votre droit… vous êtes en train de me dire les yeux dans les yeux, autour de ce magnétophone branché, que je ne suis qu’un greffon organique placé au cœur d’un vaisseau magnétique invisible à ma perception. Vous êtes en train de m’expliquer que ce greffon que je suis, ne sert qu’à redonner au vaisseau de l’âme une impulsion. Je ne sais pas si cela est vrai ou complètement fou, mais quelque chose en moi me dit que ce serait magnifique si cela pouvait être la vérité. Ce serait logique, et cela expliquerait pourquoi nous mourrons. On a l’impression de servir enfin à quelque chose (rires). Il est quand même plus agréable d’être une greffe pour la restauration d’un dieu tombé dans l’inconscience que de croire qu’on est un singe qui attend la fin du monde en rongeant son frein.

L’écosophe: C’est ainsi que les gnostiques et les anciens initiés comprenaient notre présence sur terre. Je ne sais pas pourquoi les mythes demeurent hermétiques, alors que tout est dit dans les écritures sacrées. Il manquait sans doute aux anciens notre tournure d’esprit rationnelle, et en ce sens nous avons la chance de disposer aujourd’hui d’un langage technique qui n’est pas négligeable.
Vous semblez étonné d’être une greffe organique placée dans un vaisseau spirituel invisible à vos yeux. Ce n’est évidemment pas ce qu’on enseigne à l’église ou à la synagogue. Mais, imaginez si cela devenait un catéchisme traditionnel ? En moins d’un siècle la question du salut serait réglée pour tous les êtres vivants. Hélas, tout sera mis en oeuvre pour que cette information ne soit pas divulguée, car elle risque de jeter à bas les masques des fausses autorités spirituelles qui mentent à l’humanité depuis des millénaires.
Je résume. Nous avons été créés pour servir notre divinité intérieure qui a déchu de son monde originel. Nous n’avons qu’un but, vie après vie, c’est remettre en marche notre vaisseau spirituel. Mais pour réparer la faute originelle, il faut un effort et cela nécessite un sacrifice, en inversant nos priorités égocentriques au bénéfice de l’âme en souffrance. C’est ici que commence la difficulté. A condition qu’il accepte ce schéma de rédemption, l’être humain a un grand handicap, c’est qu’il a été conditionné à rechercher un but à court terme.

Ladorevsky: Pourquoi la mort serait-elle nécessaire ? Si l’être biologique devait durer indéfiniment, il s’installerait dans un état de pétrification spirituelle, alors que les morts et les renaissances successives sont autant de nouvelles chances pour redonner vie à l’âme. La mort efface tout, et hop, on greffe une nouvelle personne dans le système. C’est cela la réincarnation ?

L’écosophe: Il n’y a pas réellement de réincarnation car ce n’est jamais la même entité qui revient. L’être que vous êtes aujourd’hui est simplement l’héritier des innombrables autres personnes qui se sont succédées dans le système de la Merkavah.

Ladorevsky: Je vois. C’est intéressant. Cette vision est différente des autres doctrines spiritualistes qui semblent en comparaison assez superficielles lorsqu’elles prétendent que l’homme n’a qu’une vie ou qu’il en a des milliers. Ces deux positions sont puériles, mais elles servent à satisfaire notre vanité et notre désir de sécurité dans l’au-delà.
Je sais que toute doctrine est subtile et celle que vous m’exposez nécessiterait de longues explications… Pour nous qui ne voyons la vie que sous une seule facette, il est pénible d’admettre que nous ne soyons que des créatures utilitaires, des greffes artificielles placées sur le corps endormi d’un dieu afin de le revitaliser.

L’écosophe: Qu’y a-t-il de si pénible dans cette idée ? Est-ce plus triste que d’usurper la place de l’âme en faisant le paon avec notre ego ? Quelle que soit la philosophie ou la religion d’un être humain, il meurt. Qu’il croie au paradis, en la réincarnation ou au néant éternel, il mourra pareillement et le plan dans lequel nous sommes impliqués se déroulera jusqu’au bout. C’est cela le pragmatisme spirituel, si je peux utiliser cette formule paradoxale. Il faut beaucoup de réalisme si l’on veut comprendre les mystères de l’univers, car le réel n’est pas un rêve fumeux. Il faut avoir le courage de poser des questions impossibles. Vous qui êtes scientifique, vous savez réfléchir jusqu’au bout à un problème. Vous ne lâchez pas avant d’avoir exploré toutes les pistes. Alors, pourquoi les gens n’appliquent-ils pas le même sérieux lorsqu’il s’agit de leur devenir éternel ?Je vous remercie pour avoir supporté mes explications ésotériques avec bienveillance.
J’aimerais que nous revenions au début de notre discussion, au cœur du problème de l’énergie et de la civilisation de la machine que vous défendez sous une forme alternative que vous voudriez acceptable. Vous prônez l’énergie libre pour l’usage technologique et le confort, et j’affirme qu’il faut en finir avec les machines. Pourquoi ai-je pris cette position radicale ? Par fanatisme ? Par anti-scientisme primaire ? Par nihilisme ?
Non, mais parce que vous risquez de faire perdurer indéfiniment la civilisation matérialiste en offrant aux gens de fausses perspectives de salut. Avec le système actuel, on ne s’endort pas, car il faut constamment lui résister pour survivre. Mais avec votre projet écologico-idéaliste, l’énergie va continuer à être consommée au service de la vie physique, et la spiritualité véritable ne sera pas prise en compte. Notre âme n’a pas besoin d’engins pour se mouvoir, et encore moins de machines pour retourner à l’origine. Le vaisseau nous attend. Il suffit de le réparer. Vous comprenez cette position anti-matérialiste ?

Ladorevsky: A présent cela m’apparaît plus clairement, après notre longue digression sur la chute énergétique originelle. Je comprends votre position que je qualifierais presque d’anarchisme spirituel, si le démon de la classification me reprenait.
Vous pensez que développer à l’infini la civilisation technicienne est une trahison de notre vocation spirituelle. Selon vous, il faudrait développer la recherche sur l’énergie interne car cela faciliterait l’établissement d’une civilisation harmonisée avec les plus hautes aspirations de l’homme.
Si on en croit la théorie de l’accident originel, autrement dit la «chute de l’homme», on se demande si les intelligences supérieures qui ont conçu un plan de rétablissement ont également prévu que les humains allaient s’accrocher au plan terrestre de manière aussi désespérée, au lieu de jouer le jeu ?

L’écosophe: Qui sait ? On peut leur faire confiance car sans ces grandes intelligences notre salut serait impossible. Notre système spirituel continuerait à chuter d’un niveau inférieur à l’autre par un mécanisme d’entropie infini. Nous irions vers la refonte dans la matière primordiale.
Le maître chinois Li Longzhi dit que les intelligences supérieures —les innombrables Bouddhas bienveillants— ne partagent pas la même vision de ce qui est le plus efficace, en terme de moyens à mettre en œuvre pour le salut des êtres. Mais, il n’y a pas d’opposition entre les intelligences supérieures, et lorsqu’une décision est prise, tous l’approuvent. Donc, il est assuré que le plan qui a été décidé pour notre salut est le meilleur, et qu’à la nuance près, ce plan est le même sous toutes les latitudes depuis le fond des temps, avec les modifications qui s’imposent en fonction du contexte historique.
Qu’il y ait des interférences, rien de plus naturel, car nous sommes des créatures endurcies dans la matière et susceptibles de tomber dans les illusions entretenues par des puissances parasitaires. C’est pourquoi le travail de rédemption est si délicat, à l’image de la catastrophe dont on tente de réparer les conséquences sur des millions d’années.
Par conséquent, les doctrines idéalistes qui tentent d’attacher encore plus l’homme au plan terrestre sous prétexte d’améliorer le confort ici-bas, sont néfastes. Elles n’améliorent rien mais corrompent tout et ne mènent nulle part.

Ladorevsky: Nous les scientifiques, nous ne faisons qu’épouser le mouvement. Je me demande s’il n’y a pas une puissance hostile à l’humanité qui pousserait les choses dans une mauvaise voie ? Des puissances conservatrices sont à l’œuvre, dites-vous, et j’en serais, selon vous, un digne représentant.
Il est vrai que nous spéculons sans savoir où nous allons. La science avance dans le noir, et qu’on remplace des énergies polluantes par des machines propres, nous ne sortons pas du matérialisme et de l’enfermement.

L’écosophe: Revenons à l’énergie. Le premier principe pour établir une civilisation harmonisée avec l’univers est le suivant : il faut regénérer notre système vital individuel. Nous parlons de guérison spirituelle et pas d’un bricolage thérapeutique. Nous parlons de l’énergie fondamentale, et pas seulement de tellurisme ou du magnétisme animal. Nous parlons de conscience multidimensionnelle, et pas d’expansion de conscience à la petite semaine. Nous parlons du salut des êtres et de leur réintégration dans le monde originel, et non de réforme humaniste, progressiste, écologiste, idéaliste, socialiste et toutes ces idéologies bornées qui ne mènent nulle part.

Ladorevsky: S’il existe une énergie fondamentale, comment la capter ? C’est peut-être le seul et véritable problème scientifique si on admet que la spiritualité peut redevenir une science et que la science était jadis sacrée.
Si le semblable attire le semblable, on constate que notre système vital est impropre à servir de réceptacle pour des énergies supérieures. Au mieux, on peut accroître la vitalité et s’éviter ainsi des ennuis de santé, mais on est loin de pouvoir assimiler un potentiel élevé. On risquerait de disjoncter.

L’écosophe: La pensée est la racine de l’ego psychique, et elle crée des illusions à l’infini afin de donner à l’ego un semblant de réalité. Mais elle existe, et l’on ne peut pas s’en débarrasser. Il faut apprendre à la maîtriser en l’empêchant de nuire. Une civilisation digne de ce nom devrait veiller à la santé mentale par une éducation appropriée. C’est une culture radicalement différente de celle où nous vivons. La pensée est un problème car elle est supposée remplacer l’esprit de l’homme originel. Elle nous rend conscient d’être un ego individuel en remplacement de la personnalité divine qui fut désintégrée. Mais nous sommes esclaves de la pensée, et ne sommes pas encore des penseurs au sens noble du terme.

Ladorevsky: Exact. La pensée représente une énergie qui n’est pas maîtrisée. Elle devrait servir à mobiliser notre intention spirituelle afin de mettre en action les énergies vitales. Elle devrait être au service du coeur.
Mon travail dans la société est d’améliorer continuellement la technologie afin que le système se perpétue. Votre vocation va à l’opposé. Vous secouez le cocotier. Mais finalement, nous accélérons tous deux les processus de changement. Je conçois que le progrès technique soit une trahison des besoins de l’être. Mais ne faut-il pas aller jusqu’au bout pour en prendre conscience ?
Je vais réfléchir à l’idée selon laquelle l’homme naturel serait une créature fabriquée pour remplacer un noyau spirituel désintégré originellement. Nous ne serions qu’un moyen intermédiaire pour remettre en état les circuits de notre structure spirituelle. C’est l’idée qui explique la chute de l’homme et la réparation dont nous, êtres mortels, sommes l’enjeu.

L’écosophe: J’aimerais à ce sujet préciser un point qui n’est pas négligeable puisqu’il s’agit de savoir ce qu’il advient de vous et de moi lorsque nous parvenons à rétablir le contact avec notre divinité intérieure. L’Évangile dit : «Celui qui voudra perdre sa vie pour moi, la gardera pour l’éternité.» Cette parole paraît claire. Donc, un mortel qui accepte de se dédier à la renaissance de son esprit divin intérieur, tel que nous l’avons expliqué, peut gagner l’éternité. En termes de transmutation, il faut sublimer notre ego pour laisser le passage à de nouvelles énergies. C’est cela «donner sa vie pour faire vivre la divinité intérieure.» J’espère que tout ceci n’est pas trop théorique.
Le vieux problème de l’humanité est une perte énergétique originelle. Cela est réparable par une reconquête de notre intégrité spirituelle.

Mise en Ligne: 08.01.10 | Extrait de Undercover 7

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